Sur un chantier, la sécurité des travailleurs est primordiale. Face aux risques de chutes, la mise en place de garde-corps temporaires devient essentielle. La norme EN 13374, qui réglemente ces dispositifs, offre un cadre précis pour garantir la protection des intervenants en hauteur.
Comprendre la réglementation des garde-corps temporaires
La protection collective est la règle d’or sur les chantiers. Selon le Code du travail, il est impératif de privilégier les mesures visant à réduire les risques de chute. Dès qu’un risque existe, l’utilisation d’un garde-corps temporaire s’avère nécessaire.
Un garde-corps de chantier doit non seulement respecter des critères de sécurité, mais doit également être conçu pour résister aux sollicitations diverses. Voici les principales exigences à respecter :
- Structure rigide : un garde-corps doit être solidement fixé pour garantir sa stabilité.
- Hauteur adaptée : généralement comprise entre 1,00 m et 1,10 m, selon les directives en vigueur.
- Éléments anti-chute : chaque garde-corps doit inclure une main courante, une lisse intermédiaire et une plinthe pour éviter les chutes d’objets.
Ces exigences font écho aux obligations spécifiées dans l’article R4323-59 du Code du travail, visant ainsi à prévenir les accidents.
Explorer les classes de la norme NF EN 13374
La classification de la norme EN 13374 repose sur trois catégories : A, B et C. Chacune de ces classes est destinée à des conditions d’utilisation spécifiques, dictées par la configuration du chantier.
Les critères de chaque classe s’éclairent à travers une approche pratique :
Classe A : Protection statique
Idéale pour des surfaces stables comme les dalles en béton et les terrasses, la classe A se concentre sur la limitation des chutes sans sollicitation dynamique importante.
Classe B : Protection dynamique
Destinée aux pentes modérées, cette classe est conçue pour des situations où le risque de glissement est plus prononcé, comme sur les toitures avec une faible inclinaison.
Classe C : Protection critique
La classe C correspond aux conditions les plus risquées, notamment sur des pentes prononcées où les interventions en hauteur sont fréquentes et où le risque d’énergie de chute est élevé.
Pour choisir entre ces classes, il est vital d’analyser la configuration réelle du site, en tenant compte des aspects tels que l’accès, la fréquence de passage et les conditions météorologiques.
Installer un garde-corps provisoire sur le chantier
La mise en place d’un garde-corps provisoire doit rester simple et efficace. Les composants principaux de ces dispositifs incluent :
- Potelets : éléments porteurs assurant la stabilité du garde-corps.
- Lisses : à la fois haute et intermédiaire, elles sont essentielles pour assurer la continuité de la protection.
- Plinthe : cet accessoire est indispensable pour prévenir les chutes d’objets et assurer la sécurité des travailleurs en dessous.
Le choix des composants doit également prendre en compte la spécificité des chantiers. Par exemple, un garde-corps pour la maçonnerie doit avoir un système de fixation adapté pour un déplacement rapide au fur et à mesure de l’avancement des travaux.
Choisir le garde-corps adapté à son activité
Effectuer le choix d’un garde-corps adéquat repose sur plusieurs critères de base liés au chantier :
- Support : il doit être en mesure de soutenir le garde-corps sans risque d’effondrement.
- Fréquence de déplacement : le système doit permettre un accès facile si le chantier nécessite des ajustements fréquents.
- Inclinaison : selon les pentes, certaines classes seront plus adaptées que d’autres.
Assurer la traçabilité des composants est également une étape clé. Éviter de mélanger des éléments de marques différentes contribue à maintenir la cohérence et la sécurité du système.



